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Michel Baillif
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                                    La maladie est venue sournoisement s'imisser dans ma carrière                                     professionelle de sorte que j'ai été reconnu inapte à l'empoi                                     exercé.
                                    Conscient du fait que je ne pourrai être réintégré dans mon                                     entreprise et poussé par une fierté toute personnelle de me                                     sentir utile dans notre société, jai été amené à suivre un stage                                     de reclassement.
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Après licenciement, la pratique de nombreux emplois inadaptés, les rechutes de plus en plus fréquentes m'ont conduit à un classement en invalidité 2ème catégorie par le médecin conseil de la sécurité sociale, laissant par là même 31 années de labeur derrière moi.
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Ce n'est qu'à compter de ce moment de mon existence que j'ai pris conscience que ma volonté ne suffisait plus ; que "l'arsenal" des dispositions sensées aider à la réinsertion des personnes invalides n'était que "poudre aux yeux".
Les pseudos portes ouvertes vers un emploi adapté se sont toutes refermées au regard de mon handicap.
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Force était d'admettre que mon état de santé me condamnait à "traîner un boulet" induisant un sentiment d'inutilité.
Si cette situation ne permet pas d'identifier clairement un trouble psychologique, il n'en demeure pas moins que ce dernier se rajoute à une pathologie invalidante.
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A mon 60ème anniversaire, j'ai été mis à la retraite d'office pour inaptitude à l'emploi, pour être reconnu non plus invalide mais retraité de droits communs.
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La 3ème sentence venait de tomber, se traduisant par le mode de calcul sournois d'une prestation vieillesse inadaptée au regard de l'invalidité.
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C'est dans ce contexte que je me suis rapproché de la législation en vigueur, tant en matière d'invalidité que de retraite pour y découvrir multitude d'incohérences en opposition avec le social.
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A ce jour, nous luttons contre ce système qui induit, trop souvent, des revenus de remplacement inférieurs au seuil de pauvreté.
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Pour que demain, invalidité puis retraite ne soient plus synonymes d'exclusion sociale, nous vous invitons à nous rejoindre, tels nos camarades de souffrances qui placent chaque jour leurs espoirs dans notre fédération.

  

   Féderation NATIONALE DE L'INVALIDITé
   et de la retraite

   Le mot du Président