Edito du 15/11/09 : Retraite - L'augmentation progressive du nombre de trimestres exigés
n'est pas compensée par des trimestres "assimilés".
Suivant les écritures de Monsieur le Ministre Xavier Darcos (réponse du 4 août 2009 à Monsieur le Député Jean-François Copé), nous constatons des affirmations détournées vraisemblablement destinées à éluder la
perte de rendement inhérente à l'intitulé .
Sur les affirmations de Monsieur Xavier Darcos :" Les assurés invalides ne sont donc pas concernés par le relèvement progressif de la durée requise pour le taux plein de la pension, prévu par la loi portant réforme des
retraites du 21 août 2003."
En premier lieu, il nous semble utile de rappeler la formule de calcul de la retraite du RG :
salaire annuel moyen x taux x durée d'assurance RG limitée à la durée maximum
durée d'assurance maximum retenue
Concernant le taux, effectivement, l'augmentation progressive des trimestres exigés n'a aucune incidence.
Les invalides ont "le privilège" de bénéfifier du taux plein, soit 50% ou la moitié du SAM calculé.
Interressont nous maintenant à la 3ème partie de la formule :
durée d'assurance RG limitée à la durée maximum (A)
durée d'assurance maximum retenue (B)
Si le rapport A / B est égal à 1, alors la pension est servie entière. Dans le cas contraire, elle est réduite à proportion.
Dans le cas où A reste stable et B augmente, alors le montant de la pension est réduite proportionnellement.
Et c'est précisément là, Monsieur le Ministre, "que le bas blesse" !
Ainsi, pour un assuré né avant 1944, B était fixé à 150 trimestres, pour un assuré né en 1952, B passe à 164
trimestres, soit une augmentation de 14 trimestres en 10 ans.
Résultats : Pour un assuré né en 1952 et totalisant le même A qu'un assuré né avant 1944, sa prestation vieillesse
se verra imputée d'un coefficient d'abattement de (150/ 164) 0,915, soit moins 8,54 %.
Bien entendu, cette disposition à d'ores et déjà commencée à produire ses effets néfastes.
En conclusions : Pour nous, invalides, le fait de ne pas compenser cette augmentation par une augmentation propotionnelle de trimestres assimilés nous conduit ineluctablement à une perte du revenu de remplacement que constitue la pension vieillesse.
Quand "certains" détournent, éludent, la FNIR calcule.